Libellés Gmail ou boîte mail partagée : ce qui change pour une association

Un thème, un libellé, une personne : quand les libellés Gmail suffisent à une association, où ils s'arrêtent, et ce qu'une boîte mail partagée ajoute vraiment.

Dans cet article (5)
  1. Ce que les libellés font bien
  2. Là où les libellés s’arrêtent
  3. Ce qu’une boîte mail partagée change, sans exagérer
  4. Comment choisir
  5. Questions fréquentes

Les libellés Gmail rangent les mails par thème, et c’est souvent tout ce dont une association a besoin. Si chaque thème a une seule personne, que la boîte reçoit quelques mails par semaine et que tout le monde s’y retrouve, gardez vos libellés : ils marchent, et ils sont gratuits. Ils ne disent pas en revanche qui a déjà répondu, qui s’en occupe en ce moment, ni ce qu’en pense le trésorier. Ils ne règlent pas non plus le mot de passe qui circule entre bénévoles. C’est là qu’une boîte mail partagée change quelque chose, et seulement là.

Ce que les libellés font bien

Un libellé, c’est une étiquette que l’on pose sur un mail : Inscriptions, Licences, Sponsors, Matériel. L’aide Google le présente ainsi : les libellés servent à « organiser vos e-mails dans des catégories ». Un même mail peut en porter plusieurs, et les filtres de Gmail peuvent les poser tout seuls, par exemple tout ce qui vient de la fédération sous Licences.

Beaucoup d’associations vont plus loin et en font une répartition du travail : un thème, une personne. La secrétaire regarde Inscriptions, le trésorier Cotisations, le responsable matériel Matériel. Chacun ouvre son libellé, et le reste ne le concerne pas.

Ça fonctionne, et il faut le dire franchement. Les libellés suffisent quand :

  • chaque thème a vraiment une seule personne, et que cette personne est fiable et disponible ;
  • la boîte reçoit peu de mails, une poignée par semaine, que l’on peut relire d’un coup d’œil ;
  • peu de mails touchent deux thèmes à la fois ;
  • l’équipe change rarement, et tout le monde sait qui a le mot de passe.

Si vous vous reconnaissez dans ces quatre lignes, vous n’avez pas besoin d’un outil de plus. Gardez Gmail.

Là où les libellés s’arrêtent

Les ennuis commencent quand l’une de ces conditions saute. Voici les cas que l’on croise le plus dans les associations.

On ne voit pas qui s’en occupe

Un libellé dit de quoi parle un mail. Il ne dit pas qui le traite ni où il en est. Quand une réponse est partie, Gmail l’affiche bien dans la conversation. Mais entre l’arrivée du mail et la réponse, rien n’indique que quelqu’un est dessus.

D’où deux accidents classiques. Le premier : deux bénévoles ouvrent le même mail le même soir et répondent chacun de leur côté, parfois avec deux réponses différentes au même parent. Le second, plus sournois : dans un compte partagé, un mail ouvert est lu pour tout le monde. La secrétaire l’ouvre sur son téléphone dans le bus, se dit qu’elle répondra ce soir, et oublie. Le soir, pour les autres, il n’est plus en gras. Personne n’y répond.

Le mot de passe circule, et reste

Pour que chacun regarde son libellé, il faut que chacun entre dans la boîte. Dans la plupart des associations, cela veut dire un mot de passe partagé, par SMS ou sur un post-it. Il survit aux départs : l’ancien trésorier qui a quitté le bureau il y a deux ans le connaît peut-être encore. Et comme tout le monde écrit depuis la même adresse, avec le même nom, personne ne sait qui a envoyé quoi.

La délégation Gmail règle une partie du problème : le titulaire donne accès à la boîte sans donner le mot de passe, jusqu’à 10 personnes sur un compte @gmail.com gratuit, et un délégué ne peut pas changer le mot de passe. Mais l’adresse personnelle du délégué apparaît quand il envoie un mail depuis le compte, et la délégation ne dit toujours pas qui s’occupe de quoi. Nous détaillons ces deux options dans partager un compte Gmail d’association entre bénévoles et les limites de la délégation Gmail.

Un mail qui concerne deux personnes

Prenez une inscription. Un parent écrit : « Voici le dossier de Léo, et je vous fais un virement pour la cotisation. » La secrétaire doit valider l’adhésion, le trésorier doit vérifier le virement. Vous posez les deux libellés, Inscriptions et Cotisations. Et maintenant ?

Chacun voit le mail dans son libellé, mais aucun ne sait ce que l’autre a fait. La secrétaire a-t-elle déjà répondu au parent ? Le trésorier attend-il qu’elle valide le dossier avant de pointer le virement ? Les libellés rangent le mail aux deux endroits, ils ne racontent pas ce qui s’est passé entre les deux.

Pas de place pour se parler

Pour demander l’avis du trésorier sur ce mail, il faut le lui transférer, ou lui écrire sur WhatsApp. Le transfert crée une copie de plus, souvent depuis une adresse personnelle, et la discussion se fait ailleurs que dans la boîte de l’association. Six mois plus tard, quand un nouveau bureau reprend le dossier, il trouve la réponse au parent mais pas la raison de cette réponse.

Tout le monde voit tout

Les libellés trient, ils ne cachent rien. Quiconque entre dans la boîte voit tous les mails, quel que soit son libellé : la monitrice qui gère les cours du samedi voit aussi les échanges avec la banque, les arrêts maladie d’un salarié ou le différend avec un adhérent. Pour un petit bureau de trois personnes, ce n’est pas un problème. Pour un club qui fait entrer des moniteurs ou des entraîneurs dans la boîte, ça peut l’être.

Ce qu’une boîte mail partagée change, sans exagérer

Une boîte mail partagée, c’est votre adresse actuelle, connectée une fois à un outil où chaque bénévole entre avec son propre compte. Voici ce que fait Trupeo, cas par cas, et ce qu’il ne fait pas.

Qui s’en occupe. Chaque mail porte un état écrit en toutes lettres : À attribuer, En cours ou Traité. Un bénévole clique sur « Je m’en occupe », ou le confie à quelqu’un d’autre, et tout le monde voit « Marie s’en occupe ». Quand quelqu’un est en train d’écrire une réponse, les autres le voient aussi. C’est ce qui arrête les doubles réponses, bien plus que la discipline : voir comment éviter les réponses en double. Ouvrir un mail ne le marque plus traité pour tout le monde : il reste dans « À attribuer » tant que personne ne l’a pris.

Le mot de passe. Chacun a son compte et son mot de passe à lui. Vous connectez la boîte de l’association une fois, puis vous invitez les bénévoles. Quand quelqu’un quitte le bureau, vous le retirez de la boîte mail dans Trupeo, et les mails dont il s’occupait repassent dans « À attribuer ». Ce qui reste à faire de votre côté : changer une dernière fois le mot de passe Gmail et ne plus le faire circuler, sinon il continue d’ouvrir la boîte directement chez Google.

Le mail qui concerne deux personnes. Une seule personne s’occupe d’un mail à la fois, c’est voulu : sinon chacun pense que l’autre s’en charge. La secrétaire prend l’inscription, valide le dossier, puis laisse une note : « @Paul, le dossier est bon, il reste le virement à vérifier. » Elle confie ensuite le mail à Paul. Il est prévenu, il voit tout l’historique au même endroit, et le parent ne reçoit qu’une réponse.

Se parler sans transférer. La note pour l’équipe s’écrit sous le mail, et la personne qui vous a écrit ne la voit jamais. Vous mentionnez un membre avec @, il reçoit une notification. La discussion reste attachée au mail, pour le prochain bureau aussi.

N’ouvrir à chacun que ce qui le concerne. Les périmètres limitent ce qu’un membre voit. Vous créez un périmètre Cours, vous y rangez les conversations sur les cours, et vous limitez la monitrice à ce périmètre : elle ne voit que celles-là. Deux limites à connaître. Les nouveaux mails arrivent sans périmètre : c’est une personne qui voit toute la boîte qui les range, il n’y a pas encore de rangement automatique. Et les périmètres n’existent que dans Trupeo : quelqu’un qui connaît le mot de passe Gmail voit tout en se connectant directement chez Google. Le détail est dans l’aide sur les périmètres.

Vos libellés restent. Sur une boîte Gmail, les libellés de Trupeo sont vos libellés Gmail. Ceux que vous avez déjà apparaissent, un libellé posé dans Trupeo est posé dans Gmail, et inversement. Vos filtres continuent de tourner chez Google. Vous pouvez donc garder « un thème, une personne » et ajouter seulement ce qui manquait : qui s’en occupe, et où on en est. Voir l’aide sur les libellés.

Ce que Trupeo ne règle pas. C’est un outil de plus, et il ne sert que si les bénévoles l’ouvrent à la place de Gmail. Il faut quelqu’un pour connecter la boîte une première fois et inviter les autres. Et ce n’est pas gratuit après l’essai : pour une association vérifiée, c’est 5 € par mois pour deux personnes et 10 € par mois à partir de trois, par boîte connectée, hors taxes, après un essai gratuit de 30 jours sans carte bancaire. Si votre boîte reçoit trois mails par semaine, ce n’est pas une dépense nécessaire.

Comment choisir

Posez-vous ces quatre questions, sur les trois derniers mois.

  1. Un mail est-il resté sans réponse parce que chacun pensait qu’un autre s’en occupait ? Si oui, il vous manque « qui s’en occupe », et les libellés ne le donneront pas.
  2. Deux bénévoles ont-ils répondu au même mail ? Même réponse : c’est un problème de visibilité, pas de rangement.
  3. Combien de personnes connaissent le mot de passe, en comptant les anciens du bureau ? Si vous ne savez pas répondre, commencez par la délégation Gmail ou par un compte par personne, quel que soit l’outil.
  4. Faut-il cacher certains mails à certains bénévoles ? Si oui, aucun libellé ne le fera.

Quatre « non » : vos libellés font le travail, gardez-les. Un ou deux « oui » sur la délégation et le mot de passe : la délégation Gmail, gratuite, peut suffire. Des « oui » aux questions 1, 2 ou 4 : c’est le moment de regarder une boîte mail partagée, Trupeo ou une autre. Notre page associations explique comment Trupeo s’installe sur une adresse Gmail existante, et l’article sur la passation entre bénévoles aide à préparer le prochain changement de bureau, quel que soit votre choix.

Questions fréquentes

Les libellés Gmail suffisent-ils pour gérer les mails d’une association ?

Oui, quand chaque thème a une seule personne, que la boîte reçoit peu de mails et que l’équipe change rarement. Ils trient bien. Ils ne disent pas qui s’occupe d’un mail ni s’il a déjà été traité, et ils ne limitent pas ce que chacun voit.

Peut-on attribuer un mail à quelqu’un dans Gmail ?

Pas dans un compte Gmail ordinaire : un libellé dit de quoi parle un mail, pas qui le traite. Google propose l’attribution de conversations dans la boîte de réception collaborative de Google Groupes, sur les comptes professionnels ou scolaires, par exemple ceux de Google Workspace. Un outil de boîte mail partagée le fait sur une adresse @gmail.com.

Peut-on garder ses libellés Gmail en passant à Trupeo ?

Oui. Sur une boîte Gmail, les libellés de Trupeo sont vos libellés Gmail : ceux qui existent apparaissent, un libellé posé dans Trupeo est posé dans Gmail et inversement, et vos filtres Gmail continuent de les poser.

Comment éviter de donner le mot de passe de l’association à tous les bénévoles ?

Avec la délégation Gmail, gratuite, jusqu’à 10 personnes sur un compte @gmail.com : chaque bénévole entre avec son propre compte Google, et l’adresse du délégué apparaît quand il envoie un mail. Ou avec une boîte mail partagée, où chaque bénévole a son propre compte et où l’on retire l’accès de quelqu’un sans changer le mot de passe pour tous.

Sources :

À lire ensuite

Les conseils, c’est bien. Trupeo, c’est plus simple.

Essayez Trupeo sur la boîte mail que vous partagez déjà.

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